dimanche 20 juillet 2008


Hancock
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Imprévisibles américains ! Au moment où ils nous arrosent d’un deuxième Improbable Hulk, et d’un sixième Batman, si mes comptes sont exacts, surgit du fin fond de nulle part, l’incroyable Hancock ! Un film foutraque, drôle, et incroyablement rafraîchissant.

Les super héros sont une invention purement américaines. Né avec Superman dans les années 40, on peut s’interroger sur leur succès, et sur l’OPA qu’ils ont réalisée sur Hollywood ces dernières années. Certes, il y a là des raisons objectives (coût et rentabilité d’une franchise du type Spiderman / Batman, réservoir de scénarios déjà tout prêts dans les archives de DC Comics ou de Marvel, etc.) On y voit surtout la grande panne d’inspiration qui s’est installé à Hollywood depuis la fin des années 80. Il n’y a pas, c’est clair, de remplaçants à la génération Spielberg/Lucas, capables de créer eux-mêmes des mythologies originales. Force est donc de piocher dans l’imaginaire collectif : comics, et remake de séries TV. Pourtant, cette recette n’est pas toujours une garantie de succès : bides artistiques (Hulk 1) ou commerciaux (Chapeau Melon et Bottes de Cuir).

Mais surtout, il semble que l’Amérique ait particulièrement besoin de héros en ce moment. Problème, la nouvelle génération d’Hollywood a un peu perdu l’innocence des pères fondateurs de l’industrie. Ici, c’est Peter Berg, Mr The Kingdom, et son producteur fétiche Michael Mann, le tout co-produit par la star (Will Smith), qui s’y collent. Et on peut dire qu’ils mettent une branlée au genre.

Hancock est vicieux, alcoolo, mal luné. Il crée plus de dégâts qu’il n’en résout (comme en Irak, M. Berg ?) Et quand il dit qu’il va vous la fourrer où je pense, il passe à l’acte ! En face, un petit couple gentillet (Jason Bateman en spin doctor et la formidable Charlize Théron, prototype de la mère américaine normale) essaient la rédemption type Alcooliques Anonymes, puis les artifices de la communication d’entreprise sur ce singe mal luné. Parodie de super héros, contre parodie des stratégies de communication : 2h de politically incorrect, ça fait du bien…

Et même si le film rate un peu sa sortie, en sortant de son genre originel (la comédie), au final on ressort revigoré… A ne pas rater !




dimanche 20 juillet 2008


Le Beau-Père
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Brèves de bobines -Les films ]

Oh sombre révélation ! Je viens de réaliser, grâce à Imdb, que Terry O’Quinn, l’un des héros de Lost (Locke, pour être précis), n’est autre que Le Beau-Père, dans le film éponyme de 1987.

Quoi, vous n’avez pas vu Le Beau-Père ? Mais quel genre de CineFaster êtes-vous ? L’un des meilleurs films d’horreur des années 80 ! Le pitch est simple : Le Beau-Père est un homme bien sous tout rapport, affectueux, paternel, travailleur, a decent american people, qui séduit des veuves ou des divorcés, et les massacre consciencieusement, ainsi que toute leur famille !

Parce qu’il évitait le gore, mais se concentrait sur l’effroi pur généré par ce contraste, Le Beau-Père me fait encore des frissions dans le dos… Il doit être dur à trouver, mais si vous tomber dessus…

*c’est un film de Joseph Ruben, qui a réalisé depuis Mes Nuits avec Mon Ennemi, Money train, The Good Son (Le Bon Fils), et The Forgotten (Mémoire Effacée)




dimanche 20 juillet 2008


La réplique de la semaine
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Brèves de bobines -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Séries TV ]

« On rapporte qu’il y a trois mois de cela à Hagensville, la Vierge Marie est apparue dans une plaque de moisissure sur les murs d’une vieille résidence. La nouvelle était à peine connue que déjà la ville était envahie par plus de cinq mille personnes venues contempler son visage.

Votre avion est venu s’écraser sur cette île, et vous avez quand même survécu. A votre départ, vous êtes en fauteuil roulant, et à votre arrivée, vous faites des cabrioles ! Si cinq mille personnes sont capables de se déplacer pour contempler une moisissure, combien se déplaceront pour vous voir, vous ? »

C’était hier soir, vers 23h45 sur TF1, au beau milieu du sixième épisode, deuxième saison de Lost… Y’a-t-il une plus belle définition de notre incroyable besoin de mysticisme, de fantastique, d’imaginaire ? Quelle meilleure réponse pour l’artiste à qui on dit « c’est idiot ce que vous faites ! », sinon la réponse suivante « Si c’est idiot, pourquoi me regardez vous ? »




dimanche 20 juillet 2008


Mad Max
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

Si un film mérite le qualificatif de séminal, c’est bien celui-là. Un film séminal pour CineFast, et un film séminal pour le cinéma, tout court. Pour Cinefast, ce n’est pas compliqué, nous avions quinze ans, et le cinéma c’était ça : une sorte de chose rare (trois chaînes de télé, ma bonne dame !), un loisir cher, et peu accessible (15 km pour le cinéma le plus proche) ; mais surtout, c’était interdit. Nous n’avions pas 18 ans, et nous nous cachions au premier rang du Rex à Rambouillet, espérant que les flics avaient mieux à faire. Mad Max serait l’un des piliers de notre cinéphilie, avec Shining, Alien, Blade Runner… Il nous inciterait à faire ce qui est le fondement de CineFast, c’est-à-dire questionner les films, parfois bien au-delà des intentions de leurs auteurs…

Pour le cinéma, l’affaire est entendue depuis longtemps : il y a un avant Mad Max et un après Mad Max. Philippe Manœuvre, Métal Hurlant, ont beaucoup écrit là-dessus, mais il est vrai que ce film fut au cinéma ce que le punk fut à la musique : une libération. Si un médecin du Queensland nommé George Miller pouvait se mettre au cinéma avec 350 000$, et réaliser ça du premier coup, alors n’importe qui pouvait le faire. Surtout quand ça rapporte 100 M$.

Mad Max ressort aujourd’hui en salle, 30 ans après. Bien sûr vieilli, pas toujours très bien joué, mais qui reste toujours ce diamant noir d’énergie brute. Punk, en un mot. Au début du film, il y a cet acteur falot, et à la fin du film, il y a Mel Gibson. A tel point que Mad Max sera le moule de la carrière de Gibson, justicier solitaire, détruit par une détresse interne.

Et puis il y a ces intuitions troublantes, pour un film qui prétend se passer « dans quelques années » (on est en 1979) : dans quelques années, l’essence est chère, et on la vole au cul du camion, dans quelques années, les accidents de la route sont si fréquents que les dépanneuses se font une concurrence acharnée pour ramasser les voitures cassées en premier, dans quelques années, la justice n’a plus de moyens, et doit se bricoler une justice, forcément expéditive… et réservée, selon le Capitaine MacCaffee « seulement aux héros »

Donc, pour le souvenir ou redécouvrir Mad Max, pour savoir où nous en serons « dans quelques années », foncez en salles…




dimanche 20 juillet 2008


Broadway Danny Rose
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films -Pour en finir avec ... ]

Et voilà ! On s’emballe ! On va à New York, on fait le pèlerinage au Carnegie Deli (grosse bouffe pas terrible), et en rentrant, on offre Broadway Danny Rose à sa chérie. Pire : on propose de le regarder ensemble !

Bon, les filles, c’est quoi votre truc avec Woody Allen ? Qu’est ce qu’il a de plus que Stanley Kubrick ou Jerry Bruckheimer ?

Broadway Danny Rose, comme 90% de la production allenienne, c’est de la merde ! Une heure vingt une de dialogue speedés, pour une histoire épaisse comme du papier à cigarettes ! Le pitch : Danny Rose est un loser, agent minable pour artistes minables, tapdancers unijambistes et crooners italiens à la ramasse. Sa mission du jour : amener discrètement la maîtresse dudit crooner au concert. Pour cela, il devra triompher des portes-flingues d’un mafioso jaloux… Et en sera piètrement récompensé.

Voilà, c’est tout ! 10 €, 1h20. Où est le fameux talent du bonhomme ? Dans les dialogues ? Une fois qu’on a éclusé ses sempiternelles blagues juives, il ne reste pas grand’chose… On est loin de Seinfeld, par exemple, auquel on pense souvent en s’ennuyant très fort devant Broadway Danny Rose. C’est mieux écrit, il y a une histoire, c’est plus court, en clair : y’ a pas photo….

Au final, qu’est ce qu’il a fait de bien Woody Allen ? Manhattan ? Prends l’Oseille et Tire Toi ? Match Point ?

Non, Woody Allen est une escroquerie française. Il ne marche qu’ici, faisant plus d’entrées Paris-Surface que dans tous les Etats-Unis réunis… A chaque fois, la critique s’extasie, tout en critiquant, a posteriori bien sûr, mais de manière de plus en plus affirmée, les films précèdents du « Maître ».

C’est irritant, mais avouons-le, rassurant : le temps fait aussi son oeuvre sur Woody Allen.




dimanche 20 juillet 2008


En direct de Lost, Part Three
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

C’est Ben qui le dit à Locke : « J’admets que j’aurais pu vous le dire avant… mais après ça, il ne me restait plus un seul as dans la manche ! » Quel coquin, ce JJ Abrams ! Utiliser ses personnages pour dialoguer avec son public !

Bon, mais comme ABC lui a mis la pression (« T’as plus que trois ans pour nous raconter la fin ! », le JJ s’est mis au boulot. Sérieusement. Aujourd’hui, on commence à remettre en place les pièces du puzzle Lost. Oh, mais pas le puzzle genre Winnie l’Ourson que vous refaites consciencieusement avec bébé sur le tapis du salon. Non, c’est plutôt Les Iris de Van Gogh, version 5000 pièces.

Il y a aurait donc une explication à tout cela… Et machin serait avec truc parce que… Et c’est donc à ça que servirait le tunnel… Nous voilà donc, avec le nescafé du dimanche matin, obligé de nous remémorer les détails des 72 épisodes précédents. Mais il croit qu’on a que ça à foutre, Abrams ? La grasse mat’, il connaît ?




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