dimanche 16 avril 2017


Stranger Things
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Par son concept, Stranger Things s’est immédiatement classée dans les séries événements, concept pourtant très galvaudé.

Mais en marchant dans les pas de Spielberg, et en l’assumant, avec les années 80 reconstituées aux petits oignons, voilà qui vise la nostalgie quadra-quinqua sans trop de risque. Si, quand même, car le backlash peut aussi être maximum.

Mais cette partie-là est extraordinairement réussie. Les frères Duffer ne se contentent pas de filmer « à la manière de » mais réussissent leur hommage au cinéma, à la musique, à l’ambiance générale de ces années 80 honnies.

La nostalgie y trouvera son miel ; musique façon Carpenter, Goonies, Au-Delà du Réel (dont il emprunte même le gimmick du titre), E.T., Donjons et Dragons et sa fameuse Demogorgon (200HP, AC-8, alignement Chaotic Evil), les Geeks et les Jocks, Breakfast Club et Retour vers le Futur.

L’intrigue, forcément sera dans le domaine du prévisible : une bande de pré-ados voient un des leurs disparaître. Ils partent à sa recherche, tandis que se profile, dans le centre de recherche voisin, d’étranges expériences. Comme on le voit, on est en terrain connu. La déco et les acteurs jouent parfaitement cette partition pendant six épisodes. La mise en scène, minimaliste, reprend le principe de Mad Men : pour reconstituer une époque, rien de mieux que filmer comme on filmait à l’époque.

Mais les deux derniers épisode sont légèrement décevants. La machine commence à se répéter un peu (Winona Ryder en mère courage, les ados en mode panique/courageux), et même si la série finit parfaitement (à mi-chemin entre une fin définitive et un cliffhanger prêt pour une saison 2), il y a comme un goût de trop ou de pas assez. On voudrait plus d’intrigues, plus de rebondissements, plus de « en-fait-je-suis-ton-père » mais les frères Duffer, trop respectueux de leur cahier des charges initial, en restent là. Un peu comme dans True Detective, ils avancent lentement en ne savant pas finir.

On aura en tout cas découvert une poignée de jeunes acteurs talentueux, dont l’incroyable Millie Bobby Brown, on aura revu Mathew Modine (encore un acteur tué par Kubrick), et on a hâte de voir la suite.


Un commentaire à “Stranger Things”

  1. CineFast » Stranger Things, saison 2 écrit :

    […] mais ils peinent à avoir le début d’une idée. Cette saison deux a une intrigue et une seule, qui ressemble beaucoup à celle de la première saison. Les personnages sont fossilisés dans leurs stéréotypes, la mère courage pleurnicheuse, les […]

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