mercredi 22 mai 2024


Barbarella
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Brèves de bobines -Les films ]

Il n’y a pas grand-chose à dire d’un film dont l’unique objectif semble être pour Roger Vadim de filmer sa femme dans toutes les positions possibles, en commençant par un strip-tease spatial. Jane Fonda, on la verra donc dans toutes les positions. Et comme par hasard, souvent humiliée, attachée, mordue. Puis comme c’est lassant au bout d’un moment, ce sera le tour d’Anita Pallenberg, autre top model des sixties.

Dans Barbarella, il n’y a pas de scénario, tout est idiot, et tout est moche. On retiendra juste que le grand méchant Durand Durand a donné son nom un groupe rigolo des années 80.




jeudi 16 mai 2024


Le Problème à Trois Corps
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Comme on dit, il n’y a pas de gens, il y a juste des systèmes. D’un côté, le système HBO, qui avec Weiss et Benioff* produit le coup de génie Game of Thrones, au niveau de qualité inégalé, tant sur le plan du scénario, des décors, et de la mise en scène, de la maturité générale du propos.

On prend les mêmes chez Netflix, et ça sort Le Problème à Trois Corps. Tout le contraire, en fait : immature, bizarrement adapté – paraît-il -du roman d’origine, et bourré d’erreurs à tous les étages. Erreurs de casting en veux tu en voilà (une actrice très jeune et très jolie en spécialiste des nanofibres absolument pas crédible, un acteur aimé et apprécié de Game of Thrones (John Bradley « Samwell Tarly ») dont on se débarrasse après trois épisodes), des astuces scénaristiques digne d’un film pour ado dans un film prétendument mature, des décors en CGI qui piquent les yeux alors que chaque épisode coûte 20M$…

Au milieu de tout ça, une ou deux fulgurances, deux ou trois acteurs impeccables (Liam Cunningham, Alex Sharp, Benedict Wong) et un personnage et demi (le scientifique malade, le flic bourru…)

Tout ça ne fait pas une série…

* Scénariste établi et respecté depuis longtemps aussi bien dans le blockbuster (Troie, Stay, X-Men Origins: Wolverine,) que dans le film sensible (La 25e Heure, Les Cerfs-Volants de Kaboul, Brothers)




mercredi 15 mai 2024


Le Procès Goldman
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Documentaire -Les films ]

Dès les premières secondes, la cause est entendue. Les plans fixes, format 1:33, le 35 mm : on est dans le fatras intellectuel minimalo-naturaliste, en mode surligné Stabilo. Refaire le procès tel quel, sur la base des transcriptions de l’époque, et où rien ne manque, ni les pantalon patte d’eph, les petites lunettes dorées et les pull multicolores, ni les barbichettes et les chignons, voilà l’ambition cinématographique de Cédric Kahn*.

On subira pendant 1h50 le jeu théâtral des acteurs, qui débitent leur texte à la mitraillette, entrecoupés de silence lourds de sens. À aucun moment, on ne sera touché par un personnage : ni Goldman, ni son avocat, ni ses victimes.  

Kahn crée finalement un genre inédit de documentaire reconstitué avec acteurs, façon Secrets d’Histoire, mais sans Stéphane Bern. Pas de musique, pas de plan d’exposition, pas de mouvements de caméra… La réalité brute, si chère au cinéma français en mal de cinéma.

Ou d’imagination tout court.

* Le réalisateur a notamment déclaré au Monde :  « C’est de la fiction, mais avec beaucoup de vrai » : l’habituelle excuse des rois de l’autofiction, de Yann Moix à Christine Angot.




mardi 14 mai 2024


Usual Suspects
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les films -Pour en finir avec ... ]

Comme nous, les films vieillissent…

Regarder aujourd’hui Usual Suspects, c’est voir ce que le temps fait aux films, aux spectateurs, voire aux deux. C’est mesurer bizarrement qu’il y a des films qui vieillissent et d’autres pas. Usual Supects et Heat sont sortis tous deux en 1995 avec des accueils radicalement différents. Usual Suspects a immédiatement été encensé par la critique : « très grand film policier » pour Positif, « plus beau thriller de l’année » pour Télérama. Le film prenait par surprise le spectateur, on y retournait pour démêler le vrai du faux, tâche quasi impossible. Ce fut donc un grand succès public.

Pour Heat, la critique fut plus mesurée : « inégalement réussi » pour Positif, « sorte de film noir « new age », fondé sur une suite de sensations » pour les Cahiers du cinéma, « honnête série B. où Michael Mann a la main lourde » pour Télérama. D’un côté un petit film de 6M$, de l‘autre la grosse machine Hollywoodienne. Les deux, chacun dans leur catégories, furent de beaux succès au box office (67M$ et 187M$).

Trente ans après, la donne critique a changé. Heat est devenu un classique du cinéma, et Usual Suspects un film malin, mais qui a beaucoup vieilli. Le style maniéré des acteurs (qui nous plaisait tant en 1995 !) ne passe plus. Le côté malin de l’intrigue s’est un peu éventé. Avec ses petits décors, le petit budget du film se voit maintenant. En face, Heat est devenu ce monument minéral, imputrescible, classique et éternel.

Life is a bitch.




dimanche 12 mai 2024


Michel Ciment
posté par Professor Ludovico dans [ Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens ]

Cette chronique aurait dû paraitre à la mort de Michel Ciment, le 13 novembre 2023*. Et puis on est passé à autre chose, les films et les séries se sont empilées, et on a oublié. Pour autant, cette histoire mérite d’être contée. C’était au lycée de Rambouillet, en 1980. Nous avions 15 ans, et un accès extrêmement limité aux films : pas de magnétoscope : le cinéma, c’était à la télé, en direct. La cinéphilie, tard le soir avec le Cinéclub de Claude-Jean Philippe et le Cinéma de minuit de Patrick Brion.

Et en 1980, il y avait ce film qui arrivait, et dont on parlait déjà beaucoup. Shining. Christophe, un ami me dit : « Tu sais, Stanley Kubrick, j’ai un bouquin sur lui, il a fait plein d’autres films, faut que je te montre… »

Rapidement, j’ai acquis ce livre, qui évidemment était le Kubrick de Michel Ciment, un livre qui, je ne le savais pas, était une référence dans l’histoire des livres de cinéma.

Ce livre a tout simplement changé ma vie. Ça peut paraître prétentieux, pourtant presque tout vient de là. Pas seulement la cinéphilie, l’envie de regarder les films dans le cadre d’une œuvre, l’analyse d’un plan, d’une séquence, d’un motif… Ciment était un intellectuel, et un passeur. Son livre incitait à s’intéresser à la musique classique (Beethoven et Orange Mécanique), à la philosophie (Nietzsche et 2001), à la psychanalyse (Bruno Bettelheim et Shining), à l’histoire (Rome, La Guerre de Sept Ans, la Première Guerre Mondiale…)

Ensuite, j’ai compris que ce livre était mondialement connu. En vacances dans le Montana en 2005, j’en ai fait l’expérience en trouvant dans le petit Barnes & Nobles de Missoula, un Hitchcock/Truffaut et le Kubrick de Ciment.

Pourquoi ce livre est-il exceptionnel ? D’abord parce que Kubrick s’est très rarement laissé interviewer. Pourtant, une complicité s’est nouée entre le directeur de Positif et l’ermite de Childwickbury… Ciment comprenait Kubrick, et dans les nombreux interviews-fleuves qu’il lui a consacrés, la proximité intellectuelle se sent. Ciment a lu les livres que Kubrick adapte, il maitrise souvent l’époque historique, ou le genre du film, il connait les problèmes techniques, et ne pose que des questions intelligentes**.

Ensuite, ce livre est un beau livre. Grâce à Kubrick, toutes les photos sont des photogrammes issus des films ; elles respectent le cadre et les couleurs, ce ne sont pas des photos de plateau. D’où l’analyse précise des motifs kubrickiens : le Kubrick stare, ce regard d’en dessous préludant la folie, les perspectives millimétrés de ses travellings, des Sentiers de la Gloire à Eyes Wide Shut, ou la colorimétrie précise de Barry Lyndon, cherchant à reproduire la peinture du XVIII° siècle…

Ensuite, ce que Ciment a fait, et c’est son principal apport, c’est de considérer que Kubrick faisait une œuvre et pas une série de films avec quelques points communs. Qu’il avait des obsessions : le Masque, le Conte de fées, Eros et Thanatos, l’Humanité perdue face à la machine… tout en restant toujours, comme il l’a si justement rappelé dans un Masque et la Plume, du côté des victimes…

Faire œuvre, on pourrait dire cela de plein d’auteurs. Mais si ses films ne sont pas les meilleurs du monde, l’œuvre Kubrickienne est, elle, pleine et entière.

* C’est par ailleurs l’anniversaire du Professore Ludovico. Coïncidence ? Je ne crois pas.

** C’est quoi une question intelligente ? C’est aider un artiste à repérer ses motifs, ses obsessions… Dans une célèbre question dans Première à la sortie de Full Metal Jacket, Ciment interroge Kubrick sur la présence d’un monolithe noir dans la scène de Hué. « Quel monolithe ? », répond  Kubrick, éberlué




vendredi 10 mai 2024


Raël, le Prophète des Extraterrestres  
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Brèves de bobines -Documentaire ]

Pour une fois le Professore Ludovico ne va pas se fatiguer, à l’image de ce documentaire Netflix. Un simple copier/coller de Betaseries suffira : « Assez déçu. Il n’y a pas vraiment d’enquête dans ce documentaire. C’est juste l’histoire de Raël par le prisme de ses interventions à la télé. C’est intéressant mais on n’apprend pas grand-chose, quoi. » Merci Morley93, pas mieux ! Tout est dit.

Si vous regardez ce doc sur Raël et les Raëliens, c’est pour voir (ou revoir) les images parfois cocasses de la saga de Claude Vorilhon, le type qui a vu des ovnis, et qui a compris qu’il y avait là moyen d’amasser pouvoir et gloire, femmes et argent en créant sa petite secte des Elohim. Et que, comme dirait Richard Ford, c’était une bonne façon de passer sa Période d’Existence. Même si quelques témoignages de repentis viendront confronter les Raëliens hardcore (et la terrifiante Brigitte Boisselier, Docteur en Canular de Clonage), la partie la plus intéressante, c’est celle sur l’emprise, et le désir très profond de la transcendance.

N’empêche. Une petite contre-enquête sur les différents points qui grattent n’aurait pas fait de mal. De sorte que ces quatre heures sont un peu longues, pour si peu.




vendredi 19 avril 2024


The Office
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Le 28 janvier 1077, Henri IV, pas le nôtre, mais le futur souverain du Saint Empire Romain Germanique, se rendit à Canossa, pieds nus dans la neige pour se faire pardonner par le Pape.

C’est aujourd’hui le moment pour le Professore Ludovico, non pas d’aller à Canossa, au cœur de l’Emilie Romagne,  mais chez Dunder Mifflin, Scranton, Pennsylvania, pour se faire pardonner de ses enfants qui lui serinent depuis des années les mérites de The Office.

Il est vrai qu’une série sur la vie de bureau avait peu d’attrait. En rentrant du travail, on a soif de Ver des sables et de Mafia du New Jersey, plutôt que de Steve Carell et de sa bande de joyeux papetiers.

La série avait donc été rejeté par le snobisme proverbial du Professore, qui ne goûtait guère la sitcom caméra portée, façon Arrested Development.

Mais voilà, on passe devant le pilote (visionné pour le 365ème fois par le Professorino), on tombe dans le pot de Nutella et on enchaîne les 201 épisodes, les 4000 minutes, les 66,66 heures de The Office. Et on trouve ça drôle, court, punchy.

Le monde du travail est mal représenté au cinéma. Le cinéma français ne connaît pas grand-chose à la vie des entreprises. Aux États-Unis, au contraire, on a souvent travaillé avant d’avoir eu la chance de percer à Hollywood. Et la documentation poussée fait partie du travail du scénariste… L’atout majeur de The Office, derrière sa dinguerie, c’est la pertinence de sa vision du travail. Ses chefs égocentriques et pas finauds, ses collaborateurs fainéants, déprimés ou un peu trop corporate.

Si la série a pâti du départ de Steve Carrell (se prenant les pieds dans le plat en virant à la rom-com feelgood), elle reste un immense monolithe cringe, une description réaliste et foldingue du secteur tertiaire au XXIème siècle.

The Office a fini par être ce qu’elle prétendait simuler : un documentaire.  




jeudi 18 avril 2024


13 Hours
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

13 Hours, c’est la démonstration mathématique – par l’absurde – du poison qu’est le BOATS ou le Biopic pour un cinéaste. Dans les mains d’un tâcheron, le poison fait des ravages (Le Discours d’un Roi, Bohemian Rhapsody, Moi, Tonya, etc.) Dans celle d’un auteur, au minimum, ils l’abîment.

C’est le cas de 13 Hours, où l’artiste Michael Bay ne peut donner que qu’il a, c’est-à-dire son talent inné de détruire des voitures et de filmer des fusillades. Car 13 Hours est le BOATS sur l’attaque en 2012 de la mission diplomatique de Benghazi. Six agents de sécurité vont défendre seuls ce Fort Alamo lybien contre les attaques répétées des milices djihadistes d’Ansar al-Charia.

Le film raconte ces treize heures, concluant comme il se doit (Masters of the Air, Band of Brothers, American Sniper…) d’un petit post scriptum final de jolies photos en noir et blanc nous rassurant sur le destin – heureux, forcément heureux – de nos héros : « John est retourné vivre dans l’Alabama où il cultive des carottes, entouré de sa femme et de ses filles, Melissa et Oggy. »

Si ce n’était pas un BOATS, ce serait un bon film de Michael Bay, un peu trop long (trop de de pan-pan et de boum-boum), mais il manque les aspérités habituelles qui font tout le sel de la tourte baysienne :  le-facho-pas-mauvais-dans-le-fond, le-petit-gros-sympa, la-fille-pointue-qu’a-pas-froid-aux-yeux …  Comme on parle de vraies gens, on n’y touche pas trop. Et il y a beau avoir de bons acteurs (sortis de The Office !), on s’ennuie ferme…

C’est ça le biopic.  




mardi 16 avril 2024


Masters of the Air
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Dans Multiplicity, un film de 1996, Michael Keaton se clonait pour être partout à la fois, mais à chaque clone, il devenait plus idiot. C’est ce qui est en train d’arriver à la série Spielberg/Hanks sur la Seconde Guerre mondiale, initiée par le succès du chef-d’œuvre Il faut Sauver le Soldat Ryan. Révolutionnant le genre, Band of Brothers était un spinoff inspiré, montrant notamment des Américains pas toujours gentils avec les nazis. The Pacific était déjà un ton en dessous, et Masters of the Air est, quant à lui, vraiment raté.

C’est lié intrinsèquement à son ADN « héroïsme/patriotisme/Si-Les-Ricains-N’étaient-Pas-Là-On-Vivrait-Tous-En-Germanie », mais c’est aussi dû au manque d’enjeu, inhérent à ce que ça raconte. Rien de plus répétitif que des missions de bombardiers. Band of Brothers faisait voyager ses héros à travers l’Europe, avec parachutage à Sainte Mère-Eglise, embuscade à Bastogne, et libération des camps… Ici, dans un parti-pris de réalisme, on ne voit rien. Les B-17 décollent, survolent gentiment la Manche, se font canarder par la Flak (ça secoue un peu, un coéquipier se fait plomber) et puis les chasseurs allemands arrivent et vous croisent à 400km/h. Et voilà, on a perdu Bill et Joe. Pas de rebondissements, ou des rebondissements téléphonés.

Et cette fois-ci, c’est plus gnangnan que d’habitude. Tous ces pilotes ne sont que des braves gars, qui souffrent le martyr pour libérer l’Europe. Pas un seul gars rendu fous par la guerre, pas un seul raciste quand les pilotes noirs débarquent, pas un gars un peu lourdingue avec les petites anglaises au pub… Il y a bien une petit prise de conscience sur les bombardements massifs, mais c’est un peu forcé. Aucune aspérité ne viendra créer le moindre enjeu ou engendrer une quelconque émotion.

Il reste néanmoins une découverte : Austin Butler, dont on n’avait pas vraiment pu apprécier les talents d’acteur dans Dune, et qui révèle ici, beau comme un dieu triste, sa moue Elvisienne et une tristesse inconsolable, qui n’a pas fini de nous fasciner.




vendredi 12 avril 2024


Le Droit de Tuer
posté par Professor Ludovico dans [ A votre VOD -Les films ]

On l’a souvent dit, on regarde parfois des films pour de mauvaises raisons. Ici, Le Droit de Tuer, qu’on n’avait absolument pas eu envie de voir en 1996, parce qu’il promouvait sans vergogne la peine de mort.

Mais on tombe dessus sur Canal+, et ça sent bon les années 90 : les acteurs jeunes et sexy de notre génération (Matthew McConaughey, Sandra Bullock, Samuel L. Jackson, Kevin Spacey, Kiefer Sutherland, Oliver Platt…), et les films de procès. Tout y est : « motion denied », « overruled », « faites court, Maître »… ça se laisse manger comme des petits pains au lait, avec beurre salé et carrés de chocolat dedans.  

Tout le monde est au top, malgré pour ce scénario invraisemblable de conneries et/ou de perversité.  

Au cœur du Mississipi, deux rednecks commettent un crime atroce, le viol et la tentative d’assassinat d’une petite fille noire de douze ans, mais elle survit. Avant de passer en procès, son père (Samuel L. Jackson) les abat en plein prétoire. Procès, le père risque la peine de mort…

Intrigue maline, basé sur l’éternel motto des partisans de la légitime défense, si-on-violait-votre-fille-est-ce que-vous-feriez-pas-pareil ? Et qui s’opposerait des gens aussi sexy que McConaughey ou la Bullock ? Qui voudrait pencher du côté de Kevin Spacey ou de Kiefer Sutherland, déjà abonnés aux rôles de méchants ? Tout le monde veut que Jackson soit pardonné ! Tant pis si deux types sont morts au passage, même pas jugés coupables, que la petite fille n’est pas morte, et qu’un flic innocent est en chaise roulante…*

Bref : Le Droit de Tuer est complètement con, parfaitement débectant, et en même temps d’une délicieuse nostalgie. 

*Ne t’inquiète pas, CineFaster, il pardonnera aussi au légitime défenseur !