{"id":782,"date":"2010-07-20T20:14:53","date_gmt":"2010-07-20T18:14:53","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cinefast.com\/?p=782"},"modified":"2010-07-20T20:14:53","modified_gmt":"2010-07-20T18:14:53","slug":"les-moissons-du-ciel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinefast.com\/?p=782","title":{"rendered":"Les Moissons du Ciel"},"content":{"rendered":"<p>Il pourrait y avoir trois angles diff\u00e9rents \u00e0 cette chronique : les ressorties estivales, la collectionnite aigu\u00eb du cin\u00e9phile, ou le cas Malick. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, on va faire les trois.<\/p>\n<p>Avant, l&rsquo;\u00e9t\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait le temps b\u00e9ni du CineFaster. Un : Kubrick ressortait un de ses chefs d&rsquo;\u0153uvres en copie neuve. Bon, on a vu huit fois <strong>Orange M\u00e9canique<\/strong>, mais en copie neuve, ca ne se refuse pas. Deux : les festivals d&rsquo;\u00e9t\u00e9. Le Max Linder s&rsquo;en \u00e9tait fait une sp\u00e9cialit\u00e9 : ressortir en salles quelques chefs film cultes. Par exemple : les trois <strong>Parrain <\/strong>dans l&rsquo;apr\u00e8s midi. (Bon, \u00e7a, je d\u00e9conseille&#8230;).<\/p>\n<p>Mais maintenant, les stations touristiques sont bien dot\u00e9es en salles, et Hollywood investit l&rsquo;\u00e9t\u00e9 comme au pays natal, avec le crucial 4 juillet. L\u2019\u00e9t\u00e9 est donc devenu la rampe de lancement des grosses machines, avec l&rsquo;espoir de tenir jusqu&rsquo;en septembre, par exemple : <strong>Shrek 4<\/strong> et <strong>Toy Story 3<\/strong>. <\/p>\n<p>Donc exit les grosses ressorties, sauf le Malick, invisible en salles depuis des lustres. Ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;angle num\u00e9ro 2 : la collectionnite aigu\u00eb. Car le cin\u00e9phile est lui aussi un collectionneur ; pas l&rsquo;esp\u00e8ce vulgaire, qui entasse les DVD sur son \u00e9tag\u00e8re en rotin, comme on le faisait jadis avec <em>Tout Rabelais<\/em>, reli\u00e9 pleine peau, aux \u00e9ditions Jean de Bellot. <\/p>\n<p>Non, le cin\u00e9phile collectionne du virtuel, des trucs en vrac dans la t\u00eate : des sc\u00e8nes c\u00e9l\u00e8bres, des r\u00e9pliques cultes, des filmographies exhaustives. Tout Mocky, c&rsquo;est difficile, mais tout Malick ; fastoche ! 4 films en quarante ans, pas le temps d&rsquo;avoir la migraine. Mais apr\u00e8s tout &#8211; et c&rsquo;est ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;angle num\u00e9ro 3 &#8211; quid de l&rsquo;\u0153uvre Malick ?<\/p>\n<p>Sous le charme de <strong>La Ligne Rouge<\/strong>, Le Professore lui-m\u00eame avait succomb\u00e9 \u00e0 la hype Malick : M. Le Maudit, le Misanthrope d&rsquo;Hollywood, l&rsquo;Auteur de Chefs d&rsquo;\u0152uvres Immortels : de quoi nourrir tout Kubrickien normalement b\u00e2ti. <\/p>\n<p>Mais apr\u00e8s <a href=\"http:\/\/www.cinefast.com\/?p=71\"><strong>Un Nouveau Monde <\/strong><\/a>all\u00e9chant mais pr\u00e9tentieux, <strong>Badlands<\/strong>, int\u00e9ressant mais d\u00e9sormais dat\u00e9, on peut \u00e9galement  ranger <strong>Les Moissons du Ciel <\/strong>dans la derni\u00e8re cat\u00e9gorie. C&rsquo;est beau (tr\u00e8s beau, m\u00eame, photo de Nestor Almendros), c&rsquo;est social (1916, le sort du lumpen prol\u00e9tariat US, de la sid\u00e9rurgie \u00e0 la paysannerie (\u00e0 la mode <strong>Les Portes du Paradis<\/strong>), c&rsquo;est Malickien (la nature, le ciel, la barbarie humaine qui vient g\u00e2cher tout), mais ca reste tr\u00e8s marqu\u00e9 70&rsquo;s et pas du meilleur. Dans le genre r\u00e9cit d\u00e9construit, on pr\u00e9f\u00e9rera Antonioni ou Godard.<\/p>\n<p>Donc c&rsquo;est \u00e0 voir, mais \u00e7a ne m\u00e9rite pas l&rsquo;\u00e9tag\u00e8re en rotin. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il pourrait y avoir trois angles diff\u00e9rents \u00e0 cette chronique : les ressorties estivales, la collectionnite aigu\u00eb du cin\u00e9phile, ou le cas Malick. Qu&rsquo;\u00e0 cela ne tienne, on va faire les trois. Avant, l&rsquo;\u00e9t\u00e9, c&rsquo;\u00e9tait le temps b\u00e9ni du CineFaster. Un : Kubrick ressortait un de ses chefs d&rsquo;\u0153uvres en copie neuve. 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