{"id":7027,"date":"2025-07-31T11:08:22","date_gmt":"2025-07-31T09:08:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cinefast.com\/?p=7027"},"modified":"2025-07-31T15:24:41","modified_gmt":"2025-07-31T13:24:41","slug":"first-man-lune-de-contraste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinefast.com\/?p=7027","title":{"rendered":"First Man, lune de contraste"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>First Man<\/strong>, <a href=\"https:\/\/www.cinefast.com\/?p=878\">c\u2019est l\u2019autre chef d&rsquo;\u0153uvre invisible<\/a>, le film m\u00e9pris\u00e9 par la critique qui n\u2019a ramass\u00e9 qu&rsquo;un Oscar technique. La Grande \u0152uvre (\u00e0 date) de Damien Chazelle reste n\u00e9anmoins un continent stylistique \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/p>\n\n\n\n<p>Contrairement \u00e0 d\u2019autres films qui offrent une profondeur dans les d\u00e9tails, tout est au premier plan dans l\u2019anti-biopic de Neil Armstrong. Tour \u00e0 tour film ann\u00e9es 60, 16mm \u00e0 gros grain, puis HD IMAX pour les sc\u00e8nes spatiales* ; engins qui vibrent jusqu\u2019\u00e0 rendre l\u2019image illisible, puis plans fixes ultra nets, bruits tonitruants, puis musiques c\u00e9lestes, tous ces choix ne sont pas anodins. Ce sont ceux d\u2019un cin\u00e9aste. Et d\u2019un grand.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019\u00e9vidence, Chazelle a voulu marquer le genre, tr\u00e8s rebattu, du film spatial. Face aux d\u00e9cors proprets de <strong>2001<\/strong>, il oppose la salet\u00e9 industrielle des fus\u00e9es. Face \u00e0 l\u2019\u00e9pop\u00e9e patriotique de <strong>L\u2019Etoffe des H\u00e9ros<\/strong>, il met en sc\u00e8ne le drame familial. Face au <em>buddy movie<\/em> d\u2019<strong>Apollo XIII<\/strong>, il joue la comp\u00e9tition am\u00e8re entre astronautes. Cette volont\u00e9 de d\u00e9monter les clich\u00e9s se traduit par une r\u00e9alisation nerveuse, ponctu\u00e9e de motifs r\u00e9currents. <\/p>\n\n\n\n<p>Revue de d\u00e9tail de cette accumulation de contrastes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Saccad\u00e9 \/ fixe<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s le premier plan, \u00e7a secoue. Neil Armstrong n\u2019est encore qu&rsquo;un pilote d\u2019essai de l\u2019Air Force, aux commandes de l\u2019avion fus\u00e9e X-15, mais Chazelle lance sa dialectique. \u00c7a va secouer, vous allez avoir peur, et ensuite, je vous \u00e9merveillerais.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019image tressaute dans un vacarme indescriptible, Neil Armstrong lance ses moteurs, l\u2019engin vibre, la cam\u00e9ra \u00e0 l\u2019unisson. Quand la pouss\u00e9e s\u2019arr\u00eate, l\u2019image devient immobile, silencieuse, d\u00e9posant le spectateur dans les fronti\u00e8res bleut\u00e9es de l\u2019atmosph\u00e8re. Plus tard, le X-15 se pose dans le d\u00e9sert du Mojave. Des trombes de poussi\u00e8re jaillissent en une explosion tonitruante, l\u2019engin glisse \u00e0 toute vitesse sur ses patins jusqu\u2019\u00e0 s\u2019immobiliser, l\u00e0 aussi, dans un plan fixe. Motif r\u00e9utilis\u00e9 quand Gemini acc\u00e9l\u00e8re, quand le LEM alunit, alignant \u00e0 chaque fois une s\u00e9quence fr\u00e9n\u00e9tique puis un moment de paix absolue. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Int\u00e9rieur \/ Ext\u00e9rieur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Qu&rsquo;est-ce que la Conqu\u00eate de l\u2019Espace, sinon jeter des hommes en scaphandre dans le vide inhospitalier, assis sur cent tonnes d\u2019explosifs, et prot\u00e9g\u00e9s d\u2019une minuscule cabine de m\u00e9tal&nbsp;? Le film joue enti\u00e8rement sur cette dialectique, et filme \u00e0 l\u2019envi des barri\u00e8res qui permettent de voir, mais pas de toucher (Casques \/ Hublots \/ Fen\u00eatres).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019habitacle du X-15 offre, comme le dit Lovecraft, \u00ab\u00a0<em>des perspectives terrifiantes sur le r\u00e9el, et sur l&rsquo;effroyable position que nous y occupons<\/em>\u00a0\u00bb. Pour la premi\u00e8re fois, nous voyons, un peu effray\u00e9s,\u00a0notre petite boule bleue qui flotte dans l\u2019univers. Le fuselage, le hublot, le casque, sont cens\u00e9s prot\u00e9ger Neil Armstrong, mais on comprend que ces protections sont d\u00e9risoires. Rebondissant sur une autre paroi, celle de l\u2019atmosph\u00e8re, Major Tom flotte dans sa <em>tin can<\/em>, capable de voir la terre, mais incapable d\u2019y revenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette paroi invisible revient \u00e0 de nombreuses reprises, indiquant l\u2019inaccessible &nbsp;: fen\u00eatres des voisins qui s\u2019\u00e9pient, hublot qui cachent puis r\u00e9v\u00e8lent (les mouettes de Cape Canaveral, le ciel bleu puis noir, l\u2019AGENA, la Terre, la Lune, puis l\u2019\u00e9pouse, lors de la quarantaine finale).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Casques \/ yeux<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quantit\u00e9 de casques eux aussi, cachent ou r\u00e9v\u00e8lent des regards, dans des plans souvent film\u00e9s \u00e0 la limite de l\u2019exp\u00e9rimental. Deux points jaunes qui cherchent l\u2019AGENA en orbite. Deux yeux affol\u00e9s quand elle part en vrille. Deux yeux bleus, regard de la femme aim\u00e9e ou des enfants\u2026 Et deux points bleus qui jouissent de l&rsquo;obscurit\u00e9 et d\u00e9couvrent, comme une b\u00eate apeur\u00e9e, la Lune pour la premi\u00e8re fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une exception, tout aussi notable : quand le casque ne sert \u00e0 rien. Lors de l\u2019accident du vol d&rsquo;essai du LEM, Armstrong est bless\u00e9 et pour une fois, on voit son visage sans protection. Bless\u00e9 et noir de fum\u00e9e, il devient \u00e0 moiti\u00e9 fou, retourne chez lui, puis repart au travail&nbsp;: rare exemple de perte de contr\u00f4le du personnage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bruit \/ musique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le son est aussi un terrain d\u2019innovation. Le film est parsem\u00e9 de clinquements, de grincements, d\u2019explosions brutales, qu\u2019on ne voit jamais dans les autres films sur le sujet. La musique &#8211; basique mais magnifique &#8211; de Justin Hurwitz, (un ou deux th\u00e8mes r\u00e9orchestr\u00e9s) vient apporter le contrepoint. Face \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude technique, il y a l\u2019humanit\u00e9, il y a la valse. Citation Kubrickienne (Le <em>Danube Bleu<\/em> de <strong>2001<\/strong>), la valse Hurwitzienne est en m\u00eame temps sa contradiction. Chez Kubrick, la valse est mortif\u00e8re, c&rsquo;est une stagnation. Ici, c\u2019est le signe de l\u2019humanit\u00e9, de l\u2019amour et des sentiments. C\u2019est la danse de l\u2019amour, des engins et des humains qui s\u2019embo\u00eetent (Gemini et l\u2019AGENA, Neil et Janet). C&rsquo;est l\u2019\u00e2ge d\u2019or d\u2019Egelloc, du <em>College<\/em>, o\u00f9 Armstrong \u00ab&nbsp;composait&nbsp;\u00bb des com\u00e9dies musicales et s\u00e9duisait Janet, sa future femme**. Dans une sc\u00e8ne tr\u00e8s Chazellienne, le couple danse devant des rideaux, comme dans <strong>La La Land<\/strong>. <em>Lunar Rhapsody<\/em>, un jazz des ann\u00e9es 40&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je croyais que tu avais oubli\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, dit Janet. On verra plus loin que ce n&rsquo;\u00e9tait pas le cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais parfois, le fou de musique qu&rsquo;est Chazelle joue de l\u2019absence totale de son. Il sait que le silence est aussi important que la musique elle-m\u00eame, qu\u2019il cr\u00e9\u00e9 une tension qu&rsquo;il faudra r\u00e9soudre.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors du Premier Pas, il applique cette r\u00e8gle de mani\u00e8re extr\u00eame. La poign\u00e9 du sas grince, mais, une fois ouvert, plus aucun son. La cam\u00e9ra, comme emport\u00e9e par l\u2019air qui se vide du LEM, file vers la surface de la Lune dans un plan \u2013 litt\u00e9ralement \u2013 \u00e0 couper le souffle.<\/p>\n\n\n\n<p>Le cin\u00e9aste triche, car la lune est en HD alors que les astronautes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur sont encore film\u00e9s en 16mm. C&rsquo;est pour mettre le spectateur dans cette sid\u00e9ration, une sid\u00e9ration qu&rsquo;il fait durer avant qu\u2019on entende la respiration di\u00e9g\u00e9tique de l&rsquo;astronaute. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Net \/ Flou<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est l\u2019un des autres contrastes voulus par le cin\u00e9aste. Le 16mm\/35mm pour la vie, la famille, les astronautes, les fus\u00e9es. La Haute D\u00e9finition pour l\u2019espace, pour la lune, film\u00e9e comme l\u2019Astre de la Mort. Il y a le choc de la d\u00e9couverte bien s\u00fbr, ce plan que le spectateur attend depuis le d\u00e9but, mais aussi &#8211; pr\u00e9occupation tr\u00e8s contemporaine &#8211; montrer que la seule vie possible c\u2019est la terre, et pas le fantasme technologique que d\u2019une vie outre-espace***. La lune est morte, je vous la montre en IMAX, mais voil\u00e0 la vie, les souvenirs, un pique-nique au bord de la rivi\u00e8re, film\u00e9 comme un Super8 amateur. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Indicible \/ Jargon<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il y a bien un th\u00e8me \u00e0 <strong>First Man<\/strong>, c\u2019est l\u2019incommunicabilit\u00e9. Le couple, les enfants, la presse, les politiques, la NASA sont autant de champs de bataille. Comment communiquer l\u2019incommunicable, quand on va r\u00e9aliser le plus grand exploit de l\u2019humanit\u00e9 ? Que dire \u00e0 sa femme, \u00e0 ses enfants ? Que r\u00e9pondre aux questions idiotes des ing\u00e9nieurs, des journalistes, des politiques ? Que dire \u00e0 ses coll\u00e8gues, alors qu\u2019on a tout fait pour \u00eatre choisi ?<\/p>\n\n\n\n<p>On pourrait parler, bien s\u00fbr\u2026 On pourrait dire ses angoisses, sa douleur, ou sa foi en Dieu. On pourrait d\u00e9tourner tout cela en blaguant, comme Buzz Aldrin. On pourrait aussi parler de choses personnelles, de sa famille, de Karen, sa fille morte d\u2019une tumeur maligne. On serait dans la culture am\u00e9ricano-psy de \u00ab <em>dire les choses<\/em> \u00bb, de poser ses sentiments, de se livrer.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas de \u00e7a avec Neil Armstrong, ni avec Damien Chazelle dont la filmographie semble travers\u00e9e par cette id\u00e9e (batteur autiste de <strong>Whiplash<\/strong>, couple mal assorti de <strong>La La Land<\/strong>). Ryan Gosling est le parfait v\u00e9hicule du refus de se livrer, refus qu&rsquo;il assumera \u00e0 trois reprises (entretien d\u2019embauche, enterrement de Elliot See, discussion avec Ed White).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais comme le film ne parle finalement que de \u00e7a, de la douleur incommunicable de la perte d\u2019un enfant, Chazelle garde le <em>drama <\/em>pour la fin. On verra donc Armstrong\/Gosling de plus en plus but\u00e9, totalement concentr\u00e9 vers sa mission, de plus en plus <em>machine<\/em>, de moins en moins <em>humain<\/em>, au risque de briser sa famille.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment filmer le laconisme armstrongien ? En ne gardant pour dialogue que le jargon de la NASA : \u00ab <em>3000 \u00e0 70. Alarme 12 01 ? Re\u00e7u. 540 pieds, Descente \u00e0 3. 5. En avant 9 <\/em>\u00bb. En jouant avec les clich\u00e9s et en \u00e2nonnant la citation de circonstance \u00ab <em>C\u2019est un petit pas pour un homme, un bond de g\u00e9ant pour l\u2019humanit\u00e9<\/em> \u00bb&nbsp;: le c\u00f4t\u00e9 com\u2019 de l\u2019affaire. En faisant confiance \u00e0 Ryan Gosling, bloc de volont\u00e9 autiste dans la tr\u00e8s belle s\u00e9quence d\u2019alunissage.<\/p>\n\n\n\n<p>Faire absolument confiance \u00e0 Gosling, com\u00e9dien tr\u00e8s fin quoi qu&rsquo;on en dise, car Chazelle va l&rsquo;utiliser pour ramener l\u2019humain (Il ne l\u2019a jamais oubli\u00e9), dans les deux sc\u00e8nes finales&nbsp;: la s\u00e9quence du crat\u00e8re et les inattendues \u00ab&nbsp;retrouvailles&nbsp;\u00bb\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Au Crat\u00e8re Ouest, dans une sc\u00e8ne magnifique mais invent\u00e9e****, Armstrong\/Gosling vient d\u00e9nouer le film. Une sc\u00e8ne renversante, qui utilise toutes les ressources du cin\u00e9ma, en jouant avec les th\u00e9matiques \u00e9voqu\u00e9es plus haut&nbsp;(<em>Int\u00e9rieur\/ext\u00e9rieur<\/em> et <em>Casque<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Neil Armstrong enl\u00e8ve son couvre-casque dor\u00e9&nbsp;; il pleure. Venu d\u00e9poser le bracelet de Karen, pour la premi\u00e8re fois le personnage se d\u00e9voile. Toute peine retenue depuis sept ans, seul avec son chagrin, il peut enfin laisser parler les larmes.<\/p>\n\n\n\n<p>Puis l\u2019astronaute remet son couvre-casque, ce qui fait appara\u00eetre le reflet du crat\u00e8re&nbsp;: un immense trou, m\u00e9taphore 1. Contrechamp sur son ombre dans le crat\u00e8re, m\u00e9taphore 2&nbsp;: le fant\u00f4me de l\u2019enfant d\u00e9funt (\u00ab&nbsp;un<em> seul \u00eatre vous manque et tout est d\u00e9peupl\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb) tandis que s\u2019intercale, le super8 des souvenirs familiaux.<\/p>\n\n\n\n<p>On encha\u00eene sur l&rsquo;\u00e9trange sc\u00e8ne de retrouvailles. Apr\u00e8s avoir montr\u00e9 un couple heureux, franchissant les difficult\u00e9s ensemble, Chazelle prend \u00e0 contrepied le spectateur dans le final. Au lieu de l\u2019attendu \u00ab <em>I love you\/I Iove you too<\/em> \u00bb, le retour de Neil Armstrong \u00e0 Ithaque devient une sc\u00e8ne tr\u00e8s am\u00e8re. Le grand homme est incapable de dire un mot \u00e0 son H\u00e9l\u00e8ne, dans un d\u00e9cor ironiquement am\u00e9ricain (murs bleus, chemisier blanc, jupe rouge). Chazelle laisse le temps filer.<\/p>\n\n\n\n<p>Armstrong a r\u00e9alis\u00e9 le plus grand exploit de l\u2019humanit\u00e9, mais il n\u2019a pas les mots&nbsp;: il est <em>out of this world<\/em>, comme l\u2019a dit Janet pr\u00e9c\u00e9demment. Que dire \u00e0 sa femme qui l\u2019a cru mort cent fois&nbsp;? Comment raconter une telle exp\u00e9rience&nbsp;? Juste avant, Chazelle nous a pr\u00e9venu par le biais voix off d\u2019un journaliste anonyme&nbsp;: \u00ab <em>Cette beaut\u00e9 sera peut-\u00eatre impossible \u00e0 l\u00e9guer aux futurs observateurs. Ces premiers hommes sur la Lune ont vu quelque chose que leurs successeurs ne verront pas, ils ont contempl\u00e9 une autre vie, qui nous \u00e9chappe<\/em> \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019homme est devenu machine, comme chez Kubrick. Mais au contraire de l\u2019ermite de Childwickbury, l\u2019humanit\u00e9 revient\u2026 En gros plan, les yeux magnifiques des com\u00e9diens se cherchent, se jaugent, s\u2019\u00e9pient. Mais tel l\u2019Adam de Michel-Ange, Neil tend le doigt (et un baiser) vers son \u00e9pouse, \u00e0 travers (encore) la barri\u00e8re vitr\u00e9e de la quarantaine. \u00c0 contrec\u0153ur, Janet finit par s\u2019approcher, et toucher la main de son mari, dans un plan sublime : sa t\u00eate se surimprime en reflet sur la t\u00eate de son mari.<\/p>\n\n\n\n<p><em>I always had you on my mind.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>* Chazelle et son chef Op\u2019 Linus Sandgren ont tourn\u00e9 en trois formats diff\u00e9rents : Super 16mm, 35mm Techniscope &amp; Super 35 3-perf, IMAX 70mm pour la s\u00e9quence sur la Lune. Le format 16mm a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 principalement pour les sc\u00e8nes \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur des vaisseaux spatiaux, tandis que le 35mm servait pour celles \u00e0 la maison des Armstrong ou autour des installations de la NASA. (source Wikipedia)<br \/>** Sublime Claire Foy, dans son meilleur r\u00f4le apr\u00e8s <strong>The Crown<\/strong><br \/>*** Le cin\u00e9aste donne d&rsquo;ailleurs \u00e0 trois reprises la parole aux anti- (Kurt Vonnegut, une jeune fille, et le protest singer qui chante Gil Scott Heron, \u00ab&nbsp;Whitey on the Moon&nbsp;\u00bb<\/em><br \/><em>**** On ne sait pas ce qu\u2019a fait Neil Armstrong pendant qu&rsquo;il \u00e9tait au Little West Crater. &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>First Man, c\u2019est l\u2019autre chef d&rsquo;\u0153uvre invisible, le film m\u00e9pris\u00e9 par la critique qui n\u2019a ramass\u00e9 qu&rsquo;un Oscar technique. La Grande \u0152uvre (\u00e0 date) de Damien Chazelle reste n\u00e9anmoins un continent stylistique \u00e0 d\u00e9couvrir. 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