{"id":3102,"date":"2014-03-28T21:46:06","date_gmt":"2014-03-28T20:46:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cinefast.com\/?p=3102"},"modified":"2014-03-28T21:46:06","modified_gmt":"2014-03-28T20:46:06","slug":"the-grand-budapest-hotel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinefast.com\/?p=3102","title":{"rendered":"The Grand Budapest Hotel"},"content":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but &#8211; et pourrait-on dire &#8211; pendant une grande partie du film, on se demande ce qu&rsquo;on est venu faire dans ce <strong>Grand Budapest Hotel<\/strong>. Trop rococo, trop charg\u00e9, trop poli pour \u00eatre honn\u00eate&#8230; Mais n&rsquo;est-ce pas le sort de tous les films de Wes Anderson ? Depuis que nous nous sommes rencontr\u00e9s, famille Tennenbaum, Commandant Cousteau et autres <a href=\"http:\/\/www.cinefast.com\/?p=235\">Trains indiens<\/a>, nous sommes dans une forme d\u2019embarras g\u00ean\u00e9.<\/p>\n<p>Car nous avons bien le sentiment d&rsquo;entrer dans la t\u00eate d&rsquo;un grand maniaque, collectionneur de maisons de poup\u00e9es, amateur de trains \u00e9lectriques et expert en musique traditionnelle hongroise. D&rsquo;\u00eatre, \u00e0 chaque film, face \u00e0 un enfant dans un corps d&rsquo;adulte. Le petit cousin texan, comment dire&#8230; diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>De fait, on met un peu de temps \u00e0 entrer dans le film, avec ses habituels plans perpendiculaires, et ses non moins obligatoires travellings parall\u00e8les. Ce sens incroyable de la composition de l\u2019image. Cette minutie graphique des costumes et des d\u00e9cors (avec, par exemple, des chaussettes accord\u00e9es aux enjoliveurs des voitures&#8230;) Ce casting all star, la famille Anderson (Adrien Brody, Harvey Keitel, Bill Murray, Edward Norton, Jason Schwartzman). Plus un jeu de cache cache \u00e0 d\u00e9couvrir les invit\u00e9s de ce film-ci&#8230; Oh, mais \u00e7a ne serait pas la petite  Seydoux ? <\/p>\n<p>Encore un qui n&rsquo;a pas lu l&rsquo;Evangile selon Saint Hitchcock. Car tout ce parasitage n&rsquo;aide pas \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser aux personnages. <\/p>\n<p>Mais bon, petit \u00e0 petit, l&rsquo;univers du <em>Grand Budapest Hotel<\/em> s&rsquo;installe, et on commence \u00e0 s&rsquo;int\u00e9resser \u00e0 cette rocambolesque histoire de captation d&rsquo;h\u00e9ritage, de fils proto nazi, et de ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel gigolo. Et de s&rsquo;enthousiasmer devant les innombrables d\u00e9fis que s&rsquo;est fix\u00e9 Wes Anderson : parodie de <strong>James Bond<\/strong>, parodie de <strong>La Grande Evasion<\/strong>, parodie de <strong>Scarface <\/strong>: tout y passe.<\/p>\n<p>Mais l\u00e0, n&rsquo;est pas le g\u00e9nie de Wes Anderson. Si c&rsquo;est un grand formaliste, un obs\u00e9d\u00e9 du d\u00e9tail graphique, comme Tati, le texan parisien est aussi un amoureux de l&rsquo;humanit\u00e9. Qu&rsquo;il d\u00e9nonce les troubles familiaux, qu&rsquo;il moque gentiment des institutions (<a href=\"http:\/\/www.cinefast.com\/?p=1962\">le Scoutisme<\/a> ou le Commandant Cousteau), il y a toujours un c\u0153ur qui bat dans les films de Wes Anderson.<\/p>\n<p>Comme il avait su nous prendre avec Bill Murray dans <strong>La Vie Aquatique<\/strong>, marchant avec un enfant sur les \u00e9paules, tandis que retentissait un tonitruant <em>Life on Mars<\/em>, c&rsquo;est \u00e0 la toute fin que <strong>The Grand Budapest Hotel<\/strong> nous ass\u00e8ne son coup de gr\u00e2ce. Apr\u00e8s avoir aimablement moqu\u00e9 une avant-guerre d\u2019op\u00e9rette, avec ses royaumes <em>Mitteleuropa <\/em>de pacotille, et ses nazis en toc, Anderson nous ram\u00e8ne soudain \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 avec un hommage \u00e0 Stefan Zweig, rappelant au passage que ces \u00e9v\u00e9nements s\u2019\u00e9taient vraiment d\u00e9roul\u00e9s, quelque part au c\u0153ur de l&rsquo;Europe, il y a soixante-dix ans. <\/p>\n<p>Magnifique. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but &#8211; et pourrait-on dire &#8211; pendant une grande partie du film, on se demande ce qu&rsquo;on est venu faire dans ce Grand Budapest Hotel. Trop rococo, trop charg\u00e9, trop poli pour \u00eatre honn\u00eate&#8230; Mais n&rsquo;est-ce pas le sort de tous les films de Wes Anderson ? 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