samedi 18 août 2018


The Last Movie
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

Le Dernier Film. Rarement film n’aura aussi bien porté son nom, puisque The Last Movie est le suicide artistique, et donc le (quasi*) dernier film de Dennis Hopper, l’un des surdoués d’Hollywood, un esthète, mais aussi une tête brûlée, comme seule l’Usine à Rêves sait en produire …

Après le succès – aussi phénoménal qu’incompris – d’Easy Ryder, le nouvel Hollywood était prêt à dérouler, à l’aube des années 70, le tapis rouge à Dennis Hopper. The Last Movie est un film maudit, mais aujourd’hui on sait pourquoi. Il passe à la Filmothèque, et le cinéphile a l’occasion de comprendre l’échec tant critique que public.

The Last Movie est en effet totalement incompréhensible dans son histoire comme dans son propos. On finit par saisir, par bribes, que le film raconte l’histoire d’un tournage de western au Pérou et ses conséquences la population locale. En l’occurrence – la belle idée du film – que les locaux, découvrant pour la première fois le cinéma, décident d’en poursuivre la magie après le tournage, en bricolant avec des roseaux des simili- caméras, simili-projecteurs et tutti quanti. Dennis Hopper, qui assure aussi le premier rôle, reste sur place, participe au simili tournage et manque d’être sacrifié, finit par chercher de l’or, couche avec une petite amie prostituée puis avec une grande bourgeoise américaine insatisfaite. Bref, tous les clichés seventies sont là, mais n’est pas Antonioni qui veut. Les frustrations de l’époque peuvent donner tout aussi bien Théorème que Persona.

On se peut s’empêcher, bizarrement, de penser à Apocalypse Now … Si les histoires n’ont rien à voir, il y a des similitudes thématiques ; l’intrusion de l’occident et de sa technologie chez des peuples paysans, la frustration sexuelle, l’utopie, etc. Les conditions de tournage furent dantesques dans les deux cas… Mais à la fin, il y avait Coppola, et il avait quelque chose à dire, ce qui manque cruellement à The Last Movie.

* Les suivants seront faits tardivement, sous haut contrôle des majors, mais pas inintéressants : Hot Spot, Colors, sans l’innovation de ses premiers films




mercredi 8 août 2018


Le Grand Cirque
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

C’est l’exemple même de l’exploitation commerciale, qui ne date pas d’hier. Quand le livre de souvenirs du plus grand chasseur Français de la seconde guerre mondiale Pierre Clostermann sort en 1948, c’est un immense succès. Près de 3 millions d’exemplaires seront vendus. Il y a des raisons à cela, c’est non seulement un livre héroïque, mais c’est avant tout un très grand livre. Immédiatement germe l’idée d’en faire un film, qui sort, dirigé (si l’on peut dire) par Georges Peclet en 1950.

En l’occurrence, le film est pire que baclé. Vulgaire bout-à-bout d’images d’archives (à côté, Les Têtes Brulées, c’est Top Gun)*, le tout vaguement entrelardée de quelques scènes au mess et une histoire d’amour (avec Pamela Skiff) qui n’est pas du tout dans le livre. Tout cela incroyablement mal filmé, coupes apparentes, raccords à la mords-moi-le nœud et dialogues sans sous-titres en anglais, en allemand, et en français !

Seul point positif ; Peclet tente de mettre en scène la grande scène du livre, c’est à dire la fin du « cirque », et le paradoxal désespoir qui étreint ces soldats la guerre finie.

Bref Le Grand Cirque reste donc à adapter ; il serait possible de le faire aujourd’hui il faudra un Christopher Nolan français pour le faire.

*Plus quelques images tournées à Villacoublay avec des avions d’origines et d’époques qui consternent l’amateur d’aviation, mais c’est une autre histoire…




mardi 7 août 2018


Peau d’Ane
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Brèves de bobines -Les films ]

Au risque de me brouiller avec la Professora, posons la question qui fâche : « Que trouve-t-on exactement à Peau d’Ane ? » Ce film est en bonne place dans le patrimoine cinématographique français et pourtant, les décors sont nuls, les chansons sont nulles et tout le monde joue – et chante – comme un pied.

Probablement, ce qui s’appelle enfance, c’était dire découvrir pour la première fois la féerie du cinéma : le manteau magique, les personnages du roi en bleu, le Prince charmant en rouge et le chat blanc. Et oui, Catherine Deneuve est d’une beauté à couper le souffle, tout comme Jacques Perrrin. Et comme tout conte de fées, il apprend aux filles à ne pas être trop proche de leur papa.

Mais si on n’a pas eu cette enfance-là, c’est trop loin et c’est trop long.




mardi 7 août 2018


Sharp Objects
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Bon. On est peut-être un peu amoureux d’Amy Adams, mais s’il y a un pilote qui déchire en ce moment, c’est bien celui de Sharp Objects. Cet Episode One est si formidable qu’il vous hante immédiatement, et on pense aussitôt à True Detective, dont la phrase finale “Start asking the right fucking question…” nous avait laissé pantelants, accros dès le premier shoot, à la drogue de monsieur Pizzolatto.

Nous ne sommes pas dupes pour autant : dans six ou sept épisodes, nous serons peut-être en train de nous lamenter sur les ambitions perdues de Sharp Objects. Mais là, tout y est : ambiance poisseuse du Sud, meurtre atroce, journaliste alcoolo… Et les souvenirs qui remontent comme des vieilles godasses à la surface d’une mare croupie. Tout cela est formidablement incarné par une mise en scène nerveuse de Jean-Marc Vallée, déjà le magnifique co-créateur de Big Little lies. Faut-il désormais être québécois pour bien filmer l’Amérique ? En tout cas, Vallée semble prendre un malin plaisir à jeter des brandons ardents sur les plaies purulentes du personnage principal.

A suivre, donc.




lundi 6 août 2018


Le Royaume de leurs Rêves
posté par Professor Ludovico dans [ Hollywood Gossip -Le Professor a toujours quelque chose à dire... -Les gens ]

Dans ce livre, sorti en 1988, et considéré depuis comme la Bible sur le sujet, Neal Gabler narre rien de moins que les débuts du cinéma, né comme une attraction de foire, et devenu – c’est au moins ce qu’on pense ici – l’âme des peuples. Comment une poignée de juifs en mal de reconnaissance ont construit, pierre par pierre, ce qui est aujourd’hui le principal loisir mondial. Mis de côté de la grande société blanche américaine du début du XX° siècle, exclus des arts nobles (opéra, théâtre, littérature), ces anciens cordonniers, chausseurs, boxeurs, fourreurs sont devenus les premiers (et les plus grands) distributeurs et producteurs de films ; rien de moins que les fondateurs d’Hollywood.

Cette histoire commence à l’orée du siècle. Au moment où les pogroms, le racisme, jettent les juifs des shtetls dans le rêve américain, le cinéma n’en est qu’à ses balbutiements. Le Nickelodeon – ce théâtre odéon de cinq cents (un nickel) – n’est qu’un spectacle de foire où l’on regarde, pendant huit minutes (taille maximum d’une bobine), des images du Grand Canyon, des Pyramides ou de la Tour de Londres. Certains innovent, reconstituent l’attaque d’un train. Et pour rendre les choses plus réalistes… les spectateurs sont assis dans un véritable wagon !

Mais personne ne s’intéresse à ce loisir mineur, qui semble n’avoir aucune perspective artistique, et condamné à une future disparition, comme le chamboule-tout ou la femme à barbe. Il faut donc des entrepreneurs qui n’ont rien à perdre, de jeunes juifs, prêt à mettre leurs (maigres) économies et leur (forte) énergie dans ce nouveau business.

Au début, ce n’est qu’une affaire de distribution. Ouvrir des cinémas, les gérer, en ouvrir d’autres avec les bénéfices… Mais – et c’est là la théorie de Neal Gabler – ces entrepreneurs vont faire bien plus. Par aspiration sociale, par un insatiable besoin de reconnaissance, ils vont tirer Le médium vers le haut. Ce sera leur théâtre à eux, leur opéra à eux.

En commençant par magnifier leurs salles, d’abord. En créant ces palaces des années 1910-1920, qui portent leur nom : les Loew’s, les Warner theatre, ou le fameux Mann Chinese Theatre sur Hollywood Boulevard. Succès instantané : le petit peuple peut se rendre dans une salle prestigieuse comme à l’opéra, mais à un prix abordable. Mais ils vont aussi améliorer le contenu, pour les mêmes raisons et les mêmes ambitions ; augmenter la durée des bobines, et raconter des histoires « universelles » en prenant bien soin de s’écarter le plus possible adapter de leurs origines juives ; d’où une pléthore de western, mais aussi l’adaptation des grandes œuvres : Shakespeare, la Rome antique, la Bible, avec à chaque fois un rappel strict aux valeurs morales (famille, patrie) qui vont forger l’Amérique. S’enrichissant, ils vont fuir vers l’ouest pour trouver des conditions de tournage plus clémentes (on tourne le plus souvent en extérieur) mais également les persécutions d’Edison, qui prétend posséder seul le brevet du cinématographe. Ils construiront là-bas, au soleil, le royaume de leurs rêves : la Warner (Sam et Jack Warner), la Paramount (Adolph Zukor), la Fox (William Fox), la MGM (Samuel Goldwyn, Louis B. Mayer), Universal (Carl Laemmle, Harry Cohn) …

Gabler raconte également la chute, d’abord avec un fait peu connu ; c’est eux, qui, indirectement, engendrèrent le maccarthysme. Devant la montée des sympathisants hitlériens (dont le père du futur président Kennedy), et voulant prouver à tout prix qu’il était de bons américains, les moguls demandèrent la tenue d’une commission des activités anti-américaines pour mettre à jour leurs agissements. Mais Roosevelt basculant dans la guerre, Hollywood se trouva soudainement du bon côté, et poussa son avantage en mettant à disposition de la propagande américaine tous ses techniciens (Hitchcock, Hawks, Frank « Pourquoi nous combattons » Capra…) et ses acteurs (Clark Gable, James Stewart…) Mais, une fois la guerre terminée, Roosevelt mort et un nouvel ennemi en vue, la Russie communiste, la commission des activités anti-américaines fut rapidement noyautée par l’extrême droite ; elle se mit à chercher des communistes plutôt que des nazis. Et parmi eux, beaucoup de juifs. Farouchement anti-communistes en tant que grands dirigeants de studio, les moguls se retrouvèrent piégés dans le maelström des dénonciations.

Après cela, les années 50 virent le déclin du système du studio. Ces hommes-là furent progressivement remplacés par des hommes plus jeunes, puis par le Nouvel Hollywood. Ils avaient bâti le royaume de leurs rêves et l’avaient aussi perdu. Ils avaient tout fait pour s’intégrer à cet idéal américain, et on avait tout fait pour les cantonner à leurs origines.

Pourtant, quand Jesse Lasky (cofondateur de la Paramount avec Adolph Zukor), entra mourant à l’hôpital, on lui demanda – au cas où il faudrait lui administrer les derniers sacrements – quelle était sa religion. Il répondit d’un seul mot :

« Américain ! ».




vendredi 3 août 2018


La Servante Ecarlate
posté par Professor Ludovico dans [ Séries TV ]

Et si La Servante Ecarlate était tombée dans la malédiction des séries ? C’est-à-dire qu’à la fin de la première saison, une fois qu’on a adapté le livre de Margaret Atwood, on se posait la question de comment continuer ?

Parce que cette première saison, évidemment, c’est un succès. Donc il faut continuer sur les bases de ce succès ; utiliser les recettes de CE succès. A la fin de cette deuxième saison, le show semble tirer sur les ficelles, jusqu’à les allonger le plus possible, au risque de les casser. Quelles ficelles ? Le martyre de l’actrice principale, toujours au bord de l’extase christique, les scènes de torture, qui virent à la complaisance toute américaine pour la pornographie de la violence, et l’esthétique rouge-vert qui tourne au too much (la valise de la Servante est assortie à ce rouge-bordeaux très seyant)…

Par ailleurs, la série est devenu un tel phénomène de société qu’elle se croit dans l’obligation devenir le porte étendard de plusieurs mouvements à la fois : #metoo, GPA, lutte LGBT, excision, etc. Mais une œuvre, si elle est là pour porter un message, une philosophie, ne peut se contenter de simplement le faire : elle doit l’incarner par la fiction. En faisant des femmes les seules héroïnes possibles, elle finit par se parodier elle-même.

Tout n’est pas perdu néanmoins ; le chapitre final de la saison 2 promet d’ouvrir une nouvelle ère qui pourrait sortir nos personnages de la torpeur gileadienne. La qualité de la réalisation, le génie des acteurs, en particulier de son duo antagoniste Elisabeth Moss-Yvonne Strahovski fait des merveilles.

A suivre, donc. Attentivement.




dimanche 22 juillet 2018


Le Point de Non-Retour
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Si le deuxième film de John Boorman (1967) a pris un coup de vieux, on peut y voir, comme archéologue de la cinéphilie, les intentions d’hier et les fautes d’aujourd’hui. C’est avant tout l’œuvre d’un grand formaliste, et on voit que ça ne suffit pas.

Qu’est-ce que ça veut dire, formaliste ? Quelqu’un qui s’attache avant tout à la forme à la forme de l’image, à la beauté du plan, c’est-à-dire un photographe plus qu’un cinéaste. Mais si l’on se considère cinéaste, c’est à dire comme Hitchcock / Kubrick / Spielberg, on défend dès lors le cinéma comme mode d’expression.

On ne sent pas beaucoup de propos dans Le Point de Non-Retour, mais l’envie de dynamiter la mise en scène traditionnelle du polar. Car l’histoire est bateau : on a doublé Lee Marvin, et il est pas content. Il remontera toutes les strates de l’Organisation (la Mafia ?) pour retrouver son pognon.

Boorman transcende tout cela à coup d’expérimentations pop : visuelles, sonores, et scénaristiques : une narration éclatée, un Los Angeles dont on magnifie l’architecture sixties, et des idées, toujours des idées, rien que des idées : jouer sur le flou/net, sur les reflets dans une vitre, sur le son étouffé par un chanteur qui beugle dans un night-club. Le polar tourne à la farce macabre et c’est fini. Intéressant, comme une borne sur l’histoire de la cinéphilie, et plutôt distrayant, mais pas plus.




samedi 21 juillet 2018


All Eyez on Me
posté par Professor Ludovico dans [ Les films ]

C’est le biopic idéal : on ne connaît rien de la vie de Tupac Shakur, prématurément assassiné à Las Vegas à 25 ans, donc All Eyez on Me pourrait marcher. Quoique. Après avoir vu une série – Unsolved – sur le sujet, et lu un livre L.A.Byrinth, on commence à se connaître un peu. Le combat titanesque West Coast-East Coast, Death Row et Suge Knight, le sandale Rampart et la police corrompue de Los Angeles… Il y a donc matière à faire un film mais All Eyez on Me est une stupide hagiographie, pas faite pour le très talentueux, mais aussi très controversé, Tupac Shakur.

All Eyez on Me est filmé comme la vie des saints, donc c’est bien simple, tout ce que fait Tupac, c’est bien. Quand il fait des choses mal, c’est que les méchants l’ont forcé. Par exemple, il tire sur des flics en civil ? Ils n’avaient qu’à mettre un uniforme, CQFD!

Pour le reste, Tupac est montré comme la victime inconsciente de forces qui le dépassent : les flics racistes, les juges aux idées préconçues, les méchants producteurs blancs puis les méchants producteurs noirs, les femmes séductrices, tout y passe.

Dans ce film destiné évidemment à un public conquis d’avance, on lit en creux l’incroyable stratégie victimaire d’une partie des noirs américains, alors que le message prétend être l’inverse. Sa mère, ancienne Black Panther, son mentor, Suge Knight, exhorte en permanence Tupac d’ « être un homme » et de « relever la tête ». Sans jamais ébaucher un bout de critique sur ce que ce discours finit, inévitablement, par produire : discours viril et macho*, règlements de compte en pagaille qui finissent dans le sang, même quand on arrive au sommet. Le film n’est donc qu’un long plaidoyer pour un gars vraiment bien dans le fond, d’autant que (on touche alors le fond du nanar américain), Tupac était sur la voie de la rédemption (sic) grâce à une femme (re sic). Du coup, tout cela est pathétique et inintéressant au possible. Même la bio de Johnny Cash, Walk the Line, construite sur le même modus operandi, était mieux.

*critique que l’on peut trouver ailleurs, de The Wire à Friday Night Lights




jeudi 19 juillet 2018


Persona
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

On continue de profiter de l’été pour visiter les cathédrales de la cinéphilie. Après Théorème, Persona. Ingmar Bergman. Là où Théorème est un immonde verbiage marxisto-catholique, Persona, qui charrie pourtant des obsessions semblables et est filmé à la même époque, se présente au contraire comme un diamant noir, un linceul blanc. Et c’est un noir intense à l’encre de Chine, c’est un blanc immaculé comme la mort. Au milieu, tout le reste est gris, c’est-à-dire nous, nos âmes troublées, nos imperfections d’insectoides humains.

Au-delà de la perfection graphique de chaque plan, Bergman ose tout ce qui est interdit au cinéma : le contrechamp sauvage, le zoom impromptu, la scène jouée deux fois d’affilée, les plans inserts abscons : une araignée, un cadavre, une bite…

Tout cet exercice expérimental serait assez vain, s’il n’était au service d’un propos. En l’occurrence, la crise existentielle que traversent la (ou les) protagonistes. A savoir, une actrice devenue subitement muette (Liv Ullmann) et son infirmière (Bibi Andersson), qui, forcément, parle pour deux.

Petit à petit, se noue une relation pour le moins ambiguë entre la patiente et l’infirmière. Une affection, une admiration, qui va tourner au quiproquo lesbien. Puis, au mitan du film, surgit une incroyable confession, qui fait basculer le film.

Tout le dispositif cinématographique bergmanien sert à exprimer cette intention ; l’ambiguïté des images questionne ce que le spectateur est réellement en train de regarder, et met littéralement le spectateur au centre de la folie rampante des personnages.

Le film se conclut également de manière abrupte, laissant le public à ses interrogations et à ses doutes.

L’impact de Persona fut immense ; on retrouve ses traces chez Altman (3 Femmes), Lynch (Mulholland Drive) et bien sûr, Woody Allen, qui vénèrait Bergman. Mais on peut aussi repérer des traces tardives, trente ans plus tard, dans le Kubrick d’Eyes Wide Shut : une confession semblable, celle de Kidman, fait basculer Cruise dans la folie.




vendredi 13 juillet 2018


Tygra, la Glace et le Feu
posté par Professor Ludovico dans [ A vos DVD -Les films ]

Après avoir consciencieusement raté Tygra, la Glace et le Feu pendant toutes les années 80, ça y est, j’ai enfin vu le film héroïco-érotique de notre adolescence. Évidemment, il ne faut pas faire ça : le film paraît incroyablement pauvre, et l’intrigue aussi. Pour autant le film est de Ralph Bashki, c’est-à-dire l’assurance de quelque chose de clivant, qu’on ne verra nulle part ailleurs. C’est l’un des rares dessins animés mais qui soit authentiquement érotique, avec une princesse qu’on ne risque pas de croiser dans un Walt Disney.

L’autre intérêt, c’est l’incroyable qualité de l’animation grâce à la Rotoscopie : on filme des comédiens et on redessine par-dessus, ce qui donne une qualité inégalée de réalisme des mouvements et des corps.

Le documentaire, assez faiblard, qui accompagne le DVD, permet de valider l’idée qu’il ne fait pas bon, quand on est dans un genre populaire comme le fantastique, d’y rester. Malgré son immense talent, Frazetta sera condamné à être l’artiste-qui-dessine-des-Conan-le-barbare…




août 2018
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